L'économie du Burkina Faso :

80 % de la population vit à l'intérieur du pays et se nourrit de la culture du mil et du sorgho, cultivés pendant la courte saison des pluies et gardés ensuite dans des greniers villageois pour le restant de l'année. . L’agriculture représente 32% du produit intérieur brut.

Le prix de ces céréales, relativement bas à la fin de la récolte, monte durant la saison sèche ; les agences de développement tentent d'enrayer ce mouvement en intervenant sur le marché et en apprenant aux paysans à gérer des greniers collectifs. La production de céréales a été excédentaire, en1998 et en 1999, dans la moitié des provinces du sud/ouest, mais reste structurellement déficitaire dans l'autre moitié du pays. Les excédents sont disséminés dans les villages et, de ce fait, non commercialisables.
A partir de 2005 les conditions climatiques se sont dégradées, (saison des pluies plus courte et violence des orages) ce qui a considérablement aggravé la situation déjà précaire du milieu rural. Enfin en 2008, la flambée du prix des céréales et notamment du riz ( le prix d'un sac de riz est passé brutalement de 15 000 Francs CFA à 22 500 Francs CFA) ainsi que celle des hydrocarbures ont entraîné un grand nombre de manifestations à travers tout le pays. De nombreux manifestants ont été arrêtés  et condamnés à des peines d'emprisonnement.

Au plan économique, on peut souligner quelques contraintes : une faiblesse du secteur privé (fournit seulement 10% des emplois), un coût élevé des facteurs de production (énergie, coût des matières premières, transport,...), une rigidité du marché du travail, une absence d'un système de crédit incitatif et adapté au secteur informel et à la diversité du tissu des micro-entreprises, un poids des traditions et coutumes qui pèse sur le rythme de changement des comportements, des problèmes d'accès à la terre, des problèmes de disponibilité et de gestion de l'eau, une dégradation de l'environnement (désertification), une fluctuation à la baisse des recettes d'exportations, une dépendance vis-à-vis des ressources extérieures.

... Et quelques potentialités : une disponibilité en terres cultivables (pour un potentiel déjà peu étendu de 13 040 000 ha, seulement 3 500 000 ha de terres sont effectivement cultivés), un cheptel numériquement important, une diversité des systèmes d'élevage liée à la variabilité des conditions séco-climatiques, l'existence de mœurs et de coutumes favorisant la cohésion sociale, un niveau élevé de l'entraide et de la solidarité constituant un atout pour le développement communautaire, une tradition de développement participatif, une diversité culturelle et linguistique.

Dominée par la culture du coton, dont le pays est le premier producteur en Afrique avec :700 000 tonnes en 2006 principalement tournées vers l’exportation, l’économie résiste tant bien que mal à la chute des cours mondiaux. Les producteurs sont de plus en plus en difficultés, le produit de leurs récoltes leur étant payé avec souvent plus d’un an de retard ; de plus ils sont dans l’obligation d’acheter les pesticides fournis par la société exploitante du coton.
Le chômage entraîne un fort taux d’émigration : par exemple, trois millions de burkinabé vivent en Côte d'Ivoire. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d’accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d'Ivoire qui ont entraîné le retour ponctuel de 300 000 migrants.
Le 1/3 de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.

L’aide internationale contribue également pour une grande part à l’activité économique du pays.

Il convient par ailleurs de citer quelques petites productions minières : cuivre, fer, zinc et un peu  d’or.
Le Burkina Faso est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de l’Autorité de Liptako-Gourma qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sècheresses par la coopération de chaque pays membre.

(Source : Wikipédia)

 

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