Nouvelles d'Afrique


Notre décision de ne plus rouler de nuit prise la veille était la bonne. Quelques kilomètres après Aleg, la route est barrée par un énorme semi-remorque couché en travers. Le chauffeur s'était probablement endormi ou a voulu éviter un animal.

 

Un peu plus loin, les cadavres d'animaux jonchent les deux côté de la route. Chaque nuit est une véritable hécatombe.

 

Depuis notre arrivée en Mauritanie, rouler avec un moteur à essence n'est pas un cadeau. L'essentiel du réseau de pompes n'est alimenté qu'en gaz oil. Nous sommes obligés de refaire systèmatiquement le plein dès que nous trouvons une station avec de l'essence car rien ne garanti que la suivante aura été livré en carburant.

La température commence à s'élever nettement, un bon 30° dans la journée, les plaques de chocolat ont même fondu dans leurs emballages.

Les paysages changent à nouveau. Nous entrons dans une zone montagneuse composée de roches très rouges.

Une centaine de kilomètre avant Aioun, lors d'un contrôle douanier, quelqu'un nous demande de prendre un militaire qui doit changer de poste. Nous avons ainsi fait connaissance avec Ahmed, jeune douanier qui doit se marier dans deux mois. Cette démarche a aussi été pour nous un bon plan car elle nous a permis de passer beaucoup plus rapidement tous les contrôles de police, de gendarmerie et de douanes sur ce parcours.

Entre Tintane et Aioun, suite aux pluies torrentielles de 2007, la route est très abimée. La restauration n'a toujours pas été faite. A notre arrivée à Aioun, notre hôte a même la gentillesse d'aller nous chercher avec un collègue un jerrican d'eau potable. La nuit tombe. Nous décidons donc de rester à dormir près du poste de contrôle. Demain, dans la matinée, nous entrerons au Mali, mais demain sera un autre jour et le futur ne manque pas d'avenir !

 
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