Nouvelles d'Afrique


Le mardi 21 janvier, à 6h30, nous quittons Ouagadougou. La ville est très étendue et il nous faudra près d'1 heure pour atteindre sa périphérie. La route est d'assez bonne qualité, mais plus nous approchons de la frontière avec le Togo, plus nous croisons d'énormes semi-remorques à 6 essieux qui remontent du port de Lomé avec leurs lourds chargements.

A la frontière, les diverses formalités (gendarmerie, immigration, douanes...) se déroulent de manière plus rapide et courtoise que les autres années.
Quelques kilomètres après le poste frontière de Cinkanssé, la route nationale qui descend vers Lomé, s'est transformée en un immense chantier. Les restes de goudron ont été arrachés, une nouvelle route est en construction ! Il nous faut emprunter une piste parallèle, particulièrement difficile et poussiéreuse, encombrée de nombreux camions.

Le cauchemar va durer jusqu'à la ville de Mango, où nous faisons étape pour la nuit dans une auberge encore en travaux qui vient d'ouvrir ses portes. Nous sommes leurs premiers clients !

Mercredi 22 janvier
. Nous reprenons la route en direction de Niamtougou. Les trous profonds dans le goudron ne se comptent plus et il faut en permanence slalomer pour les éviter.
A Kanté, un nouveau chantier est en cours, des pistes de déviation nous attendent avec leur lot de poussière et de trous.

Le contournement de la tristement célèbre « côte de la mort » est sur le point d'être inauguré, mais il nous faut une fois encore (espérons que ce sera la dernière!) emprunter ce parcours extrêmement dangereux avec une pente à plus de 15% sur laquelle, de nombreux semi-remorques avec des chargements de 80, voire de 100 tonnes finissent leur carrière et où leurs chauffeurs perdent la vie.

Dès notre arrivée à Niamtougou, nous envoyons un message à Jérémie et à Victor, le directeur de l'école de Kawa-bas, pour les informer de notre arrivée prochaine.
Nous prenons alors la piste de latérite en direction de Pouda

Peu avant l'école de Kawa-bas, une surprise nous attend : les enseignants de Kawa-bas et Kawa-haut ont formé avec les enfants une haie d'honneur dans laquelle nous avançons sous les applaudissements et les chants. Après deux années d'absence, l'émotion est intense et les retrouvailles particulièrement chaleureuses pour exprimer la reconnaissance envers kan Kélé et le travail réalisé.

Dés notre arrivée à notre campement

le déchargement du contenu de l'ambulance commence, suivi du classement de tous les vêtements par taille et catégorie. C'est également l'occasion de procéder à un sérieux dépoussiérage du véhicule, dont l’épaisseur de la couche de poussière à l'intérieur dépasse l'imagination.
L'inspecteur de l'éducation prévenu de notre arrivée, arrive de Niamtougou pour nous saluer et nous remercier d'être à nouveau parmi eux.

Jeudi 23 janvier. Après un rapide petit déjeuner, c'est l'incontournable visite au « Chef du canton » pour l'informer de notre présence et lui présenter les salutations d'usage.

Les travaux de rangement continuent, suivis d'une réunion avec les enseignants.
Le soir venu, nouvel aller-retour à Niamtougou pour récupérer ceux qui sont venus par bus. La fatigue commence à se faire sentir et nous ne serons pas longs à rejoindre nos cases pour une repos bien mérité.

 
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